Gérer ses adventices en non labour

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Ils témoignent sur des pratiques environnementales

Une démarche payante à l’échelle du système !

Dans un contexte de désherbage de plus en plus difficile, Rémi PELTIER a cherché à améliorer son système pour mieux maîtriser la pression des adventices sur ses parcelles.

En non labour depuis 2000, et pas forcément équipé de matériel de désherbage mécanique, il a fallu trouver une solution pour stopper la propagation des graminées, surtout le vulpin et la folle avoine, tout en évitant le développement des résistances. »

« Pour limiter le recours chimique systématique, j’ai choisi de mettre en place une stratégie de lutte basée sur l’introduction de cultures de printemps entre les cultures d’hiver, le développement du déchaumage et du faux semis, et le décalage de la date de semis des céréales. »

Rémi PELTIER insiste cependant sur un point : « l’outil que je n’aime pas c’est le pulvé. Je me garde, malgré tout, la possibilité de traiter chimiquement si besoin. Mais je veux avoir mis toutes les chances de mon côté pour ne pas avoir à revenir avec, plus tard, dans l’itinéraire cultural. »

Après comparaison de ses performances avec les références régionales et les références des agriculteurs du secteur, son système reste « toujours en tête quel que soit le contexte de prix » commente-t-il. « J’ai réussi à diminuer de 35% mon IFT par rapport à l’IFT de référence régionale. Pourtant ce n’était pas gagné en non labour !». Il conclut finalement : « malgré des rendements légèrement inférieurs à la référence locale, mes marges surpassent celles de mes voisins ».

L’exploitation de Rémi PELTIER, agriculteur à Guêprei (61)
Située dans la plaine de l’Orne - 90 ha grandes cultures - Sols argilo calcaire superficiels - Parcelles à fortes pressions de graminées