Élevage d'escargots - Vieren

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Ils témoignent en Circuits-courts & agritourime ...

« Nous répondons au besoin d’authenticité »

EXPÉRIENCE

Caroline et Alexandre Vieren se sont lancés dans l’héliciculture à Etrépagny (27).

Caroline et Alexandre Vieren ont choisi de monter une boutique à la ferme pour vendre leurs escargots. Les travaux du laboratoire de transformation et du local de vente viennent de se terminer sur leur exploitation située à Etrépagny (Eure).

Ce mode de commercialisation en circuit court complètera les différents marchés que le couple fréquente : marchés fermiers, marchés de Noël d’Evreux, de Gisors et des Andelys, quelques salons du vin. L’atelier de production et de transformation du gros gris a permis à Caroline Vieren de quitter son emploi d’opticienne et de venir travailler sur l’exploitation.

« Il y a trois ans, nous avons repris l’élevage d’escargots d’une structure existante à quelques kilomètres de chez nous, les Escargots de la Muette. Marie-Pierre, l’employée de la structure, nous a transmis son savoir-faire. J’ai suivi une formation sur l’hygiène avec la Chambre d’agriculture. Nous nous sommes laissés le temps d’apprendre ce métier, de voir comment concevoir le futur laboratoire et surtout de savoir si l’héliciculture me plaisait. Nous avons ensuite ramené l’élevage sur notre exploitation, construit un laboratoire de 200 m2 dans la cour de la ferme et avons gardé Marie-Pierre ».

Chaleurs estivales

En 2016, 3,7 tonnes d’escargots ont été ramassées (environ 185 000 individus). C’est bien en deçà de ce qui était prévu, mais il y a eu beaucoup de pertes avec les grosses chaleurs de l’été. Le couvert végétal de radis fourrager qui avait été semé dans le parc s’est complètement desséché et les escargots ont été très exposés.

Ramassés en septembre, après une période de jeun, les escargots attendent ensuite en chambre froide d’être préparés : en verrines, prêts à être cuisinés ou à la bourguignonne prêts à être réchauffés.

Le laboratoire fonctionne depuis 10 jours et le magasin à la ferme est sur le point d’ouvrir. Les clients pourront venir tous les vendredis faire leurs achats. Cela sera l’occasion pour Caroline de leur expliquer que ses escargots sont nés, élevés et transformés à la ferme.

« Il faut répondre au besoin d’authenticité des consommateurs. Je vais leur expliquer la différence entre mon produit 100 % français et les escargots qui viennent des pays de l’est. Je vais également proposer des visites des parcs pour leur montrer leur lieu de vie, leur nourriture, le gros travail de manutention que cela exige ».

L’objectif de Caroline est d’augmenter sa production pour atteindre 8 tonnes dans quelques années. La jeune femme veut développer de nouveaux produits, des plats préparés à base d’escargots. C’est pourquoi elle a souhaité un laboratoire assez grand qui lui permettra d’élargir sa gamme.

L’escargot est un produit festif. 50 % du chiffre d’affaires est réalisé pour les fêtes de fin d’année. C’est pour cette raison que Caroline Vieren a développé une image chic du produit. Les photos présentées sur le site sont superbes, accompagnées d’informations sur les produits, des dates des marchés et d’idées de recettes très appétissantes.

 

CATHERINE HENNEBERT

Avec l'aimable autorisation de l'Agriculteur normand