Transformation de viande de lapin - Françoise

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Ils témoignent en Circuits-courts & agritourime ...

Le bonheur est dans le gîte


Eric Maertens dit « Le fermier » est un vrai passionné. Notre homme adore échanger et communiquer avec les gens sur sa profession.

C'est en 1992 qu'il décide d'innover sur l'exploitation.

Il transforme donc un vieux bâtiment agricole en véritable gîte. Au coeur du Pays d'Auge, venez découvrir le « Ritz » des fermes normandes.

 

Éric et Régine Maertens s’installent à Douville-en-Auge (14) en 1988 sur 39 hectares avec des Normandes laitières. « Jamais à l’époque je n’aurais pensé faire ce que nous faisons aujourd’hui »...

Diversification à la ferme En 1990, le fermier a déjà l’envie de diversifier ses productions. Il fait une formation cidricole, avec le souhait de partager les bienfaits des produits normands.

« Je me suis aperçu que ce dont j’avais besoin, c’était le contact avec les gens. Très vite, mes envies ont pris le dessus », explique Éric Maertens. 1992, le vieux bâtiment agricole inutilisé de la ferme se voit transformer en gîte, rejoignant 3 chambres d’hôtes déjà présentes ainsi qu’une aire naturelle de camping. Mais pour « le fermier », ce n’était pas suffisant. Son objectif premier était de transmettre le savoir-foire, mais aussi d’ouvrir les yeux aux jeunes, trop souvent dans l’incapacité de connaître la provenance des denrées présentes dans leur assiette...

« C’est en 1993 qu’une amie enseignante a «lourdement» insisté pour faire une visite de la ferme avec sa classe. Ce fut le déclic pour moi », souligne Éric Maertens. En effet, l’exploitant se rend compte ô combien les élèves apprécient ce genre de sorties.

Il découvre que 90% des enfants n’ont aucune connaissance sur ce qui/que fait la ferme aujourd’hui. « On a oublié de communiquer sur la profession. C’est à nous d’expliquer notre métier. J’ai la chance d’avoir une voix, d’aimer échanger, je n’avais plus qu’à me lancer ».

Découverte et bonheur

Après ce «déclic», Éric demande à une inspectrice scolaire de passer sur la ferme afin de voir si un projet de création de ferme pédagogique est réalisable. 3 mois plus tard, l’inspectrice ainsi qu’une quarantaine d’enseignants valident le projet. Un défi qui porte ses fruits (plutôt ses pommes) aujourd’hui, car la ferme reçoit plus de 8 000 visiteurs dans l’année sur 70 hectares de prairie naturelle.

« Si je suis aussi fier d’être agriculteur, c’est aussi parce que les gens savent me le rendre. Ils aiment venir ici et m’écouter, je ne regrette pour rien au mande d’avoir créé ce tourisme chez moi...»

Ferme et cidre

À la ferme, Il y en a pour tous les goûts. 40 normandes, 2 ânes, 15 brebis et 1 bélier, 1 bouc ainsi que sa chèvre, une dizaine de cochons, poules, conards, pintades, etc.

« J’ai commencé il y a 23 ans. Tous les animaux sont nés sur la ferme. Ils sont habitués aux bruits des visiteurs. C’est cette docilité qui attire beaucoup ». En plus de l’attraction touristique, Éric décide de miser aussi sur les pommes.

« J’ai 1 500 pommiers avec 17 hectares de hautes tiges. J’aimerais arriver à 20 hectares ». Certains habitués s’arrêtent simplement pour acheter cidre et jus de pomme à Éric.

Circuit court et abattoir

Le 1er avril 2016, la ferme est passée en agriculture biologique. L’agriculteur a une soif de diversification qui ne finit pas.

« J’aimerais vendre de la viande de petits animaux (cochons, agneaux, etc.). Le premier abattoir se situe à 120 km (Pré-en- Pail, 53), c’est donc impossible pour le moment de s’occuper de la viande, du tourisme et des pommes », annonce-t-il. Plusieurs agriculteurs dons la région font face ou même problème.

« Si nous arrivons à créer un abattoir mobile ou dons un rayon de 30 km pour nous tous, là le projet serait réalisable. Il faut prouver que les abattoirs respectent le bien-être animal... »

Tout l’avenir de la ferme repose sur ce circuit court pour Éric, affaire à suivre...

 

MAX MALO

Avec l'aimable autorisation de l'Agriculteur normand